Université
de
Picardie-Jules Verne Laboratoire Amiénois de Mathématique
Fondamentale
et Appliquée
33 Rue Saint-Leu, 80039 Amiens Colloquium Mathématique d'Amiens
( B.
Schapira)
Un mercredi par mois à 16h15, salle
BC101
Contact : Barbara point Schapira arobase u-picardie.fr
8 octobre 2008 : Michel Zinsmeister (Université
d'Orléans) : Adrien
Douady : un géant de l'analyse complexe
Résumé :
Le dénominateur commun de tous les travaux d'Adrien Douady est
l'analyse complexe, qui le fascinait. Nous tenterons de décrire
son apport
considérable aux mathématiques à la
lumière
de cette profession de foi.
3 décembre 2008 : Nikolai Tzvetkov (Université Lille1) : Sur les contributions de T. Tao aux
estimées de Strichartz Résumé :
Les estimées de Strichartz sont un outil quantitatif
pour mesurer la dispersion. Ce sont des effets de régularisation
dans l'échelle des
espaces de Lebesgue, presque partout en temps, pour les solutions d'une
équation d'évolution. Nous allons démontrer ces
estimées dans leurs formes
classiques et ensuite présenter la contribution de Keel-Tao sur
le cas limite.
7 janvier 2009 : Jean-Paul Allouche (LRI, Université Paris
Sud) :Tours de Hanoi, Kolam indiens,
quasicristaux et musique :ubiquité des suites automatiques Résumé
: Comment jouer aux tours de Hanoi sans mémoire et
sans regarderle
jeu ? Quelles mathématiques sont cachées derrière
les Kolam indiens ? Y a-t-il des corps intermédiaires entre les
cristaux et les ''verres'' ? Y a-t-il vraiment des rapports entre lesmathématiques et la musique
? Ces questions seront effleurées avec comme prétexte
unificateur les suites engendrées par automate fini (ou leurs
généralisations) et leurs propriétés
mathématiques (combinatoires, arithmétiques,
dynamiques ...).
28 janvier 2009 : Patrick Dehornoy (Université de Caen) :
Cantor et les
infinis
Résumé : En 1874, Georg Cantor publie dans le
journal de Crelle un article où il démontre qu'il
n'existe pas
plus de nombres algébriques que de
nombres entiers mais que, par contre, il existe strictement plus de
nombres réels. Cet article est révolutionnaire car, pour
la première
fois, l'infini est considéré non plus comme une limite
inatteignable mais comme un possible objet d'investigation. Sa
descendance est
extraordinaire: non seulement il marque la naissance de la
théorie des ensembles -- en fait une théorie de l'infini
-- mais il contient déjà en
germe le problème du continu qui a occupé toute la fin de
la vie de Cantor, et a été et continue d'etre le
moteur du developpement de cette
théorie, un temps objet d'une fascination déraisonnable
reposant sur un malentendu, et aujourd'hui largement méconnue.
4 février 2009 : Brigitte Vallée (Laboratoire Greyd,
Université de Caen, ENSICAEN et CNRS) : Systèmes Dynamiques et
Analyse d'Algorithmes: le cas des algorithmes d'Euclide.
Résumé
: Analyser un algorithme consiste à
en décrire le comportement "moyen". Beaucoup
des méthodes classiques d'analyse en moyenne
reposent
sur l'outil essentiel que sont les séries
génératrices. Pourtant, dans le
cas de certains algorithmes, ces m\'ethodes ne peuvent
s'appliquer,
car la
distribution des données évolue de manière trop
complexe au cours de
l'algorithme. C'est alors une idée très naturelle
de considérer un
algorithme
et l'ensemble de ses données comme un système dynamique.
L'opérateur de transfert, un des principaux outils
classiques des systèmes
dynamiques,
prend alors le relais des séries
génératrices et peut ^etre
considéré comme un opérateur
générateur.
Je donnerai quelques exemples de résultats
récents obtenus gr^ace à ce nouveau
formalisme, dans le domaine
arithmétique,
où je décrirai l'analyse "dynamique"
d'une classe
d'algorithmes de type "Algorithme d'Euclide''.
18 mars 2009 Anne Estrade (Université Paris V) La
géométrie aléatoire pour modéliser les
milieux poreux: l'exemple des modèles « germe-grain
»
Résumé
: Les modèles "germe-grain" sont obtenus en
lançant au hasard des points (les germes) dans R^d, et des
ensembles compacts
autour de ces points (les grains). Les différents choix
possibles de distributions des germes et des grains confèrent
à ces modèles
une grande flexibilité. Dans le cas d=3, on peut ainsi
modéliser la répartition spatiale des pores dans un
milieu poreux ou des grains
dans un milieu granulaire. Le cas d=2 est adapté au traitement
d'image, à l'écologie, aux réseaux de
télécommunications, etc.
Une fois lancés les couples (germe,grain), on leur associe
communément le champ booléen défini comme la
fonction indicatrice
de la réunion des grains (ou du complémentaire). On
modélise ainsi un milieu bi-phasique (d=3). On peut
également associer
aux couples (germe,grain) un champ à valeurs entières
défini comme la somme des fonctions indicatrices de chaque
grain.
On obtient ainsi un modèle en densité de matière
(d=3) ou en niveaux de gris (d=2).
On présentera quelques indicateurs qui décrivent
la morphologie des milieux ainsi modélisés, comme la
porosité, la corrélation à deux points ou la
longueur des cordes. On abordera également
deux questions importantes: l'homogénéïsation et la
percolation.
8 avril 2009 Gilbert Levitt (Université de
Caen) Produits
semi-directs, matrices compagnons, et suites récurrentes.
Résumé
: A partir d'une question de théorie des groupes,
j'exposerai quelques problèmes
et résultats sur les matrices à coefficients entiers et
les suites vérifiant des relations de récurrence
linéaires.